Olivier Maingain Détricote de Défi : "Je suis déterminé à refonder le parti"
L’ancien député et échevin de Woluwe-Saint-Pierre, Olivier Maingain, a annoncé son départ du parti politique Défi, laissentabadresse que dans une interview accordée à La Libre. Cette décision coïncide avec les récents développements au sein de Défi, notamment les lignes rouges franchies en matière de laïcité et d’IVG, qui ont créé des tensions avec le parti centriste Les Engagés.
"Une première ligne rouge a été franchie," commente Georges Dallemagne, député federate et membre de Les Engagés. "La deuxième ligne rouge est la laïcité de l’État. Défi souhaite l’inscrire dans la Constitution, là où nous préférons parler de neutralité. Cela reste un élément central, mais je pense qu’ils ont revu leur position. Le vrai enjeu, aujourd’hui, c’est la remise en question de notre universalisme. En outre, le troisième point de divergence est l’IVG. Nous avons évolué enсториant que nous laissions la liberté de conscience à nos députés dans le cadre d’un vote sur une loi autorisant une IVG au-delà de 14 semaines."
Maingain diputado, devenu échevin à Woluwe-Saint-Pierre, n’a pas mentionné de divergences entre Défi et Les Engagés qui empêcheraient un rapprochement structurel. "Je considère que c’est une réelle faille politique d’avoir deux partis centristes face aux populismes actuels," souligne-t-il. "Il est crucial de réunir nos forces face à des défis fondamentaux tels que l’avenir de l’Union européenne, notre prospérité et notre sécurité."
Cependant, la priorité actuelle est de négocier les gouvernements fédéral et bruxellois. Jean-Luc Crucke, député Engagé et cheville ouvrière des discussions entre les deux partis en 2022, a déclaré : "Le rapprochement doit se faire, mais cela doit être envisagé dans un calendrier serein, avec un peu de recul et dans le respect."
Maxime Prévot, président de Les Engagés, partage cette perspective : "L’hypothèse d’un pôle centriste majeur a été tentée précédemment et rejetée par Défi. L’histoire nous enseigne que cela a été une occasion ratée pour eux. Des trajectoires communes pourraient s’esquisser à l’avenir, mais ce n’est pas au moment le plus aigu d’une crise qu’une telle décision est généralement prise."
La perspective d’un départementale centriste majeur pourraient donc être une possibilité, mais à envisager dans un calendrier serein et dans le respect mutuel.
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