Abdel Fattah al-Burhan sans visa américain pour l’ONU

Le général Abdel Fattah al-Burhan n’a toujours pas obtenu de visa pour les États-Unis, malgré son intention d’intervenir jeudi 24 septembre à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU. Selon plusieurs sources, Washington chercherait à imposer des conditions à la venue du chef de l’armée soudanaise. Mais cette décision irait à l’encontre des textes entre le pays et l’ONU.

Refus de visa américain et conditions liées à une trêve pour le général al-Burhan

Washington a conditionné l’octroi du visa d’entrée au chef de l’armée soudanaise à l’acceptation d’une trêve de trois mois avec les Forces de soutien rapide (FSR). Selon des sources diplomatiques, l’administration insiste sur cette pause pour atténuer le conflit en cours.

Le chef de l’armée soudanaise s’est opposé à plusieurs reprises à une trêve, estimant que cela permettrait aux forces paramilitaires de se regrouper et de préparer de nouvelles attaques.

Département d’État rejette la légitimité de la direction soudanaise

Le Département d’État a exprimé le 22 septembre une position critique envers les dirigeants qui gouvernent par la force. Le porte-parole du Département d’État, Tommy Pigott, a précisé que ni les Forces armées soudanaises, ni les FSR, ni leurs dirigeants ne représentaient un pouvoir légitime et constitutionnel au Soudan. Cette déclaration remet en cause la légitimité de l’administration du général al-Burhan.

Secrétaire général de l’ONU alerte sur une violation du droit international

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exprimé sa préoccupation concernant le refus de délivrance de ce visa. L’accord entre les Nations Unies et les États-Unis stipule que Washington doit délivrer sans entrave les visas d’entrée aux représentants des États membres.

Romuald Sciora, chercheur à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), a souligné que le refus de visa constitue une violation du droit international. Il a indiqué que même sous le prétexte d’une menace pour les États-Unis, il est illégal de bloquer l’entrée d’un représentant d’un État membre.

Savez-vous ? Selon l’accord relatif au siège des Nations Unies, le pays hôte est légalement tenu de délivrer des visas d’entrée aux représentants officiels des États membres, indépendamment des désaccords politiques.

Questions fréquemment posées

Pourquoi les États-Unis ont-ils refusé un visa au général al-Burhan ?

Washington a conditionné le visa à l’acceptation par le général al-Burhan d’une trêve de trois mois avec les Forces de soutien rapide.

Le refus de visa viole-t-il les accords internationaux ?

Oui. Selon l’accord UN-États-Unis et les expertises de Romuald Sciora de l’IRIS, le refus d’octroyer un visa à un représentant d’un État membre viole le droit international.

Quelle est la position de l’ONU sur le refus de visa ?

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exprimé une préoccupation sérieuse concernant le refus, en soulignant que Washington doit délivrer les visas d’entrée sans délai ni entrave.

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Soudan : Abdel Fattah al-Burhan privé de visa pour les USA

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