La Haute Autorité de santé (HAS) a publié ce jeudi une nouvelle série de recommandations qui retire du tableau plusieurs pratiques utilisées dans la prise en charge du trouble du spectre de l’autisme (TSA), dont le neurofeedback, le packing et la psychanalyse.
Ce qui change
Après avoir classé la psychanalyse parmi les interventions « non consensuelles » dès 2012, l’Agence indique aujourd’hui que le recours à cette méthode est « pas recommandé ». Les auteurs du rapport soulignent que la revue actualisée de la littérature scientifique ne fournit aucune preuve d’efficacité pour la psychanalyse dans le traitement de l’autisme.
Quelles interventions restent recommandées ?
Selon l’expertise menée pendant deux ans avec la participation de 250 personnes, les approches retenues sont de nature développementale et comportementale. Elles sont pluridisciplinaires et visent à travailler les domaines de la communication, du langage, de l’autonomie, des habiletés sociales, de la motricité et de la sensorialité.
Implications pour les familles et les professionnels
Les praticiens devront désormais privilégier les programmes d’intervention qui reposent sur des données probantes, comme les approches comportementales. Les familles pourront ainsi s’appuyer sur des stratégies clairement validées pour soutenir le développement global des enfants atteints de TSA.
Réactions attendues
Les acteurs du secteur de la santé et les associations de patients pourraient demander davantage de formation et de ressources pour mettre en œuvre les nouvelles pratiques recommandées.
Frequently Asked Questions
Quelles méthodes ne sont plus recommandées par la HAS ?
Le neurofeedback, le packing, la psychanalyse et une dizaine d’autres méthodes ont été retirées des recommandations officielles.
Quelles sont les approches recommandées pour le TSA ?
Les interventions recommandées sont développementales et comportementales, pluridisciplinaires, et ciblent la communication, le langage, l’autonomie, les habiletés sociales, la motricité et la sensorialité.
Quel était le statut de la psychanalyse avant ces nouvelles recommandations ?
En 2012, la HAS avait classé la psychanalyse parmi les interventions « non consensuelles », sans preuve d’efficacité pour le traitement de l’autisme.
Comment pensez‑vous que ces changements influenceront la prise en charge de l’autisme dans les mois à venir ?
